LES NEURONES MIROIRS. L’AUTRE C’EST MOI

« L’AUTRE C’EST MOI »
LES NEURONES MIROIRS
Une découverte qui révolutionne la compréhension de la nature de notre relation à l’autre : LES NEURONES MIROIRS

(du livre de PHILIPPE BAZIN « Inventer la réalité : mode d’emploi »)

Au début des années 19990, le professeur Giaccomo Rizzolatti et son équipe du département des neurosciences de l’Université de Parme découvrirent acidentellement une nouvelle catégorie de neurones, les neurones miroirs.
Ils avaient équipés un macaque d’électrodes pour mesurer l’activité de son cortex frontal inférieur quand il manipulait des objets. au moment où l’un des chercheurs étandit la main pour saisir un fruit dans un bol, les chercheurs eurent la surprise de voir s’activer chez le singe les mêmes zones que si celui-ci avait lui-même accompli cette action. Poursuivant l’expérience, ils purent vérifier le même phénomène pour la sensation d’être touché, le goût, le dégoût, la douleur, le plaisir, jusqu’à l’espace personnel lors de l’utilisation d’un outil.
Les neurones miroirs s’activent de la même manière lorsque nous effectuons une action que lorsque nous observons quelqu’un d’autre effectuer cette même action : en fait, il n’est pas possible de différencier, en observant les ondes cérébrales, celui qui agit de son observateur .
annotation personnelle : ne dit-on pas : « arrête de t’agiter, tu me fatigues » …..
Traditionnellement, on estimait que la relation, la compréhension de l’autre s’effectuait par l’élaboration d’une « théorie de l’esprit », rationnelle, logique et déductive. La découverte, à la fois tellement révolutionnaire et si évidente, est la suivante : la seule manière de comprendre l’action de l’autre est d’activer son propre système moteur, et par conséquent, de reprosuire cette action ou sentiment qu’observer autrui, nous intégrons ses buts, ses stratégies et son mode d’action.

Il semble que ces neurones soient communs à tous les mamimères sociaux, et constituent le fondement de notre relation à l’autre, de notre compréhension de celui-i et de nos comportements. dans les dernières années de recherche, il a été établi que ces neurones sont également déterminants pour l’apprentissage, la coopération, la compétition, le snetiment de soi, l’empatjie : voir ou entendre quelqu’un rire ou pleurer active également ces sentiments en nous.

De nombreux experts prédisent que cette découverte va révolutionner les sciences cognitives et la psychologie dans les années à venir, et comme le déclare Robert Sylvester : « la découverte des neurones miroirs est absolument renversante. C’est la découverte récente la plus importante et elle est pratiquement négligée parce qu’elle est si monumentale, que nul ne sait qu’en faire.  »

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Merci à Philippe Bazin de m’avoir donné l’occasion de connaître l’existance de ces études. Je recommande fortement son livre.

amaz